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Estonie: police et manifestants accusés de violations des droits de l'homme
AFP 09.05.07 | 18h26

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La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) s'est dite "préoccupée" par des violations des droits de l'hommme commises en Estonie par la police et les manifestants lors des émeutes de la semaine dernière, dans un communiqué publié mercredi à Paris.

"La FIDH et le Comité letton des droits de l'Homme (LHRC) expriment leur profonde préoccupation sur les violations des droits de l'Homme commises par la police et les manifestants durant des émeutes en Estonie qui ont fait un mort et 150 blessés", indique le texte.

L'Estonie a connu fin avril les pires désordres depuis son retour à l'indépendance en 1991. Ils ont éclaté après le déplacement d'une statue en bronze d'un soldat soviétique, symbole pour les Russes de la victoire sur le nazisme, et pour les Estoniens de l'occupation soviétique de leur pays.

Les émeutes nocturnes à Tallinn ont fait un mort et plus de 150 blessés, provoquant un conflit ouvert avec la Russie qui a proféré des menaces à l'égard de l'Estonie. Des jeunes pro-Kremlin ont bloqué pendant plusieurs jours l'accès de l'ambassade estonienne à Moscou.

Evoquant de la part des manifestants des "actes de vandalisme" et de la police un "usage excessif de la force", des "violences" ainsi que des "traitements cruels, inhumains et dégradants", la FIDH appelle les autorités estoniennes "à mener des enquêtes impartiales sur tous les cas des violations des droits de l'Homme commis durant les affrontements".

Elle demande aussi que soit mis fin "à toute pratique discriminatoire vis-à-vis de la minorité russophone qui constitue près de 30% de la population estonienne".

Moscou n'a cessé d'accuser l'Estonie de violer les droits de cette minorité installée durant la période communiste dans l'ancienne république soviétique, redevenue indépendante en 1991, avant d'intégrer en 2004 l'UE et l'Otan.